• Selon des sources absolument pas fiables mais très brillantes, l’hiver est en fait un ancien dieu météo renvoyé d’un cabaret cosmique pour abus de machine à vent.

    Il flotte au-dessus du Québec en manteau de fourrure de nuages recyclés, en disant :

    « Aujourd’hui… je choisis le chaos. »

    Pendant ce temps-là, moi, simple mortelle glamour, j’essaie de sortir mes vidanges.

    J’ouvre la porte.

    Le froid entre.

    Mon âme sort.

    On se croise dans le cadre de porte.

    Elle me fait un thumbs up triste.

    Mon nez s’est transformé en phare de brume.

    Mes mains sont maintenant classées patrimoine congelé.

    Mes pieds ont atteint un niveau spirituel où ils ne ressentent plus rien, incluant l’espoir.

    Le vent hier m’a parlé.

    Il m’a dit :

    « Mets une tuque. »

    J’en portais déjà deux.

    Il a ri.

    Puis il m’a volé 30% de mon hydratation faciale.

    Le sol n’est plus du sol.

    C’est un buffet libre de trahison.

    Un trampoline de regrets.

    Un tapis roulant vers l’humiliation publique.

    J’ai glissé lentement, avec grâce, comme un cygne dépressif.

    Un monsieur m’a regardée.

    On a partagé un moment de compréhension silencieuse.

    Pendant ce temps, dans une autre dimension…

    Il existe un univers où :

    Les gougounes poussent dans les arbres.

    Le vino blanc coule dans des fontaines publiques.

    Le soleil high-five les gens.

    Les petits tops sont protégés par l’ONU.

    Moi j’essaie juste de survivre ici, emballée comme un reste de dinde émotionnel.

    Même Gus a évolué en créature mystique.

    Il flotte maintenant à 3 cm du sol.

    Il me regarde et dit, par télépathie :

    « Tu aurais dû investir dans un climat tropical en 2008. »

    Je suis rendue à ce niveau mental :

    Je regarde la météo comme si c’était un thriller psychologique.

    Je regarde les degrés monter comme si c’était la bourse.

    +1 degré = euphorie.

    +3 degrés = planification terrasse.

    +6 degrés = je commence à googler “sandales”.

    Mais le JOUR.

    LE JOUR COSMIQUE.

    Où il va faire 10 degrés.

    Je vais sortir.

    Les portes vont s’ouvrir seules.

    Des colombes vont probablement voler (confuses mais présentes).

    Je vais être :

    En gougounes avec des paillettes.

    En petit top avec une aura énergétique.

    Avec un café glacé sacré.

    Avec une confiance qui frôle le délire.

    Les gens vont dire :

    « C’est trop tôt. »

    Moi je vais dire :

    « J’ai vu l’hiver dans les yeux. Je n’ai plus peur. »

    Pis si je tombe malade ?

    Fine.

    Mais je vais être malade en terrasse.

    Avec style.

    Avec dignité.

    Avec du gloss.

    Parce que je suis :

    ✨ une survivante météorologique

    ✨ une reine du sarcasme thermique

    ✨ une créature faite de lip gloss, de déni et de vino blanc

  • Dans mon cerveau, il y a un hamster.

    Pas un hamster cute qui mange de la moulée

    en regardant le coucher de soleil.

    Non.

    Un hamster athlète olympique du stress.

    Un hamster qui court comme s’il avait un public.

    Un hamster qui pense que chaque pensée est urgente.

    Très urgente.

    Genre : « ALERTE LAIT — PRIORITÉ NATIONALE ».

    Ce hamster-là, il aime l’intensité.

    Il aime quand ça tourne vite.

    Il aime me garder… stimulée mentalement.

    Même quand j’aimerais juste…

    Être une patate émotionnelle sur mon divan.

    Le problème, c’est que ce hamster ne connaît pas le mode slow.

    Il connaît :

    👉 Overthinking passionné

    👉 Anticipation cardio

    👉 Scénarios catastrophes premium

    👉 Analyse approfondie de situations qui sont mortes depuis 8 ans

    Il adore aussi les heures de grande intimité mentale.

    Genre 2h14 AM.

    Quand tout est calme.

    Quand le monde dort.

    Quand mon cerveau pourrait être en mode recharge.

    Lui, il est comme :

    « On devrait penser à TOUT.

    Là.

    Maintenant.

    Très profondément. »

    Et soyons honnêtes…

    Il est très persistant.

    Il lâche jamais.

    Jamais jamais.

    Un peu comme une playlist que tu n’as pas choisie…

    Mais qui joue en repeat…

    Mais avec des beats d’angoisse et des remix de « et si ».

    Mais je vais dire quelque chose de controversé version Panique et Paillettes :

    Je pense que ce hamster m’aime.

    Genre intense.

    Genre trop.

    Genre « je vais tout prévoir pour toi même si tu ne l’as pas demandé ».

    Parce que grâce à lui :

    Je suis préparée.

    Je pense aux détails.

    Je pense aux gens.

    Je pense à demain.

    Je pense à après-demain.

    Je pense à un futur hypothétique où peut-être il manquerait…

    (oui)

    Du lait.

    Et là, on arrive au cœur du double sens existentiel :

    Je vis avec un hamster qui me garde toujours en mouvement.

    Toujours en réflexion.

    Toujours en train de tourner des idées.

    Parfois trop vite.

    Parfois trop fort.

    Mais jamais sans raison.

    Parce que mon anxiété, c’est un peu comme un moteur.

    Un moteur parfois trop puissant.

    Un moteur qui chauffe vite.

    Un moteur qui fait du bruit.

    Mais qui me fait avancer pareil.

    Et moi, aujourd’hui ?

    Je choisis de ne pas me battre contre lui.

    Je choisis de l’observer.

    Avec humour.

    Avec sarcasme doux.

    Avec paillettes.

    Genre :

    OK champion.

    Tu veux courir ?

    Cours.

    Mais moi, je vais m’asseoir sur le bord.

    Avec un café.

    Avec du gloss.

    Avec ma dignité approximative.

    Et je vais te regarder en disant :

    « Wow. Quelle performance. »

    Parce que la vérité ?

    Je suis quelqu’un qui pense trop.

    Mais aussi quelqu’un qui vit fort.

    Qui aime fort.

    Qui ressent fort.

    Qui rit fort.

    Qui s’inquiète fort.

    Qui existe fort.

    Et ça, c’est très Panique et Paillettes :

    Être un mélange de :

    ✨ sarcasme

    ✨ lucidité

    ✨ anxiété

    ✨ résilience

    ✨ glamour émotionnel un peu chaotique

    Et ce soir ?

    Je vais probablement vérifier le lait.

    Pas parce que je suis faible.

    Parce que je suis une femme préparée.

    Avec un hamster très investi dans la logistique laitière.

    Et honnêtement ?

    On a vu pire comme copilote mental.

  • Je dois vous avouer quelque chose.

    Je pense que…

    Je suis dans une relation.

    Pas toxique toxique.

    Non non.

    Juste…

    gonflée d’émotions.

    Le matelas soufflé, ce n’est plus un objet.

    C’est un partenaire de nuit.

    Un partenaire qui me soutient…

    Jusqu’à un certain point.

    Genre 60 % de pression émotionnelle.

    Après ça :

    👉 pssssshhhhhh — on redescend sur terre ma belle.

    C’est une relation basée sur :

    ✨ l’air

    ✨ l’espoir

    ✨ des petits bruits suspects à 3h du matin

    ✨ et ma capacité à rester cute même quand je glisse lentement vers le plancher comme une étoile filante fatiguée

    Je me couche dessus comme si j’embarquais dans une aventure romantique douteuse :

    Moi :

    « Est-ce que tu vas me soutenir toute la nuit ? »

    Lui :

    « Peut-être.

    Surprise. »

    Il y a quelque chose de très intime dans le fait de confier ton corps entier à un objet gonflable.

    Genre.

    Il connaît MES formes.

    MES mouvements.

    MES moments de faiblesse lombaire.

    On est rendus là.

    Et le matin ?

    Le matin, je me réveille parfois plus basse que quand je me suis couchée.

    Symbolique.

    Spirituel.

    Ou juste gravité + trahison lente.

    Mais attention.

    Parce que le JOUR ?

    Je suis une princesse glitter.

    Je possède :

    ✨ Deux chaises sur six (le couple stable du mobilier)

    ✨ Des divans (les sugar daddies du confort)

    Je peux m’asseoir avec dignité.

    Je peux boire mon vin blanc comme une femme qui a clairement sa vie en ordre.

    La nuit ?

    Je redeviens :

    ✨ Succube domestique fatiguée

    ✨ Fée des tempêtes pneumatiques

    ✨ Icône fashion couchée sur un ballon de piscine version anxiété luxueuse

    Et Gus…

    Gus pense que j’ai fait un pacte.

    Genre :

    « Elle reçoit des divans le jour…

    Mais en échange…

    Elle doit dormir sur le démon plastique la nuit. »

    Il me regarde comme si j’avais signé ça en échange d’un rabais chez Léon.

    Mais soyons honnêtes deux secondes.

    Il y a quelque chose de cute là-dedans.

    Cute dark.

    Cute chaos.

    Cute « j’ai pleuré un peu mais avec un masque hydratant ».

    Parce que c’est ma nouvelle vie qui commence.

    C’est le début du royaume.

    Même si le trône est gonflé à l’air et émotionnellement instable.

    Et un jour.

    Un jour sacré, béni, illuminé par les dieux du sommier…

    Je vais avoir un vrai lit.

    Et je vais me coucher dedans comme une reine revenue de la guerre.

    Avec paillettes.

    Avec trauma mineur.

    Avec reconnaissance.

    Avec probablement un verre de vino célébration.

    Et le matelas soufflé ?

    Je vais le plier doucement.

    Comme une lettre d’amour toxique.

    Comme un ex qui m’a fait grandir…

    Mais qui faisait quand même des bruits weird.

    Parce que ça, c’est Panique et Paillettes.

    C’est survivre.

    C’est rire.

    C’est être sexy, dramatique et légèrement démoniaque…

    Même quand ta vie repose sur une valve. 🥂🥂🥂

  • Je suis heureuse.

    Vraiment.

    Mais pas discrètement heureuse.

    Heureuse théâtrale, heureuse qui boit du vin blanc debout en regardant le vide comme si c’était une scène.

    Le condo est encore nu.

    Nu comme un concept.

    Nu comme une idée pas finie.

    Tellement nu que quand je marche, on dirait que l’endroit me demande si je suis sûre de moi à chaque pas.

    J’ai une table.

    Quatre tabourets.

    Aucune chaise.

    Donc j’ai officiellement créé un espace où personne ne peut s’installer sans réfléchir à sa posture et à sa vie.

    Je mange perchée comme une influenceuse de survie.

    Je bois mon vin blanc assise-haute, semi-debout, jamais vraiment confortable.

    Parce qu’ici, le confort, c’est pour plus tard.

    Là, on est dans l’esthétique de la transition.

    Le vin blanc est froid.

    Très froid.

    Il me donne l’impression que tout est plus sous contrôle que ça l’est vraiment.

    Je prends une gorgée, je soupire fort (avec écho),

    et je me dis :

    « Regarde-moi. Je vais bien. »

    Les électros continuent leur opéra.

    Le four fait son TA-DAAA comme s’il venait de découvrir sa vocation.

    Le lave-vaisselle finit son cycle en bipant assez longtemps pour que je me sente personnellement félicitée.

    La laveuse me fait des petits sons réguliers, comme un coach de vie sonore.

    La sécheuse conclut tout avec un bip final si solennel que j’ai presque envie d’applaudir.

    Tout résonne.

    Même mon sarcasme.

    Gus est là.

    Étendu par terre.

    Dramatiquement.

    Pile au centre du futur salon.

    Il me regarde lever mon verre.

    Il me regarde rire toute seule.

    Il me regarde vivre.

    Son regard dit :

    « Elle va bien, mais elle a besoin d’un divan rapidement. »

    L’homme se fait encore désirer.

    Et pour une fois, ce n’est pas tragique.

    C’est presque chic.

    Un désir à distance, comme un meuble en livraison.

    Je sais qu’il arrive.

    Je n’ai juste pas le tracking exact.

    Je prends une autre gorgée de vin blanc.

    Je regarde autour.

    Je ris.

    Parce que c’est tellement absurde que ça en devient beau.

    Je suis heureuse dans ce chaos flambant neuf.

    Heureuse avant les chaises.

    Avant le divan.

    Avant le silence.

    Heureuse en plein milieu du bordel temporaire,

    avec du vin blanc,

    un chat noir lucide,

    et une confiance exagérée en l’avenir.

    Panique et Paillettes,

    présente :

    Bonheur instable, humour démesuré, vin blanc obligatoire ✨🥂🐈‍⬛

    Et honnêtement ?

    Si c’est ça le début…

    je prends encore une gorgée. 🥂

  • L’anxiété de performance ou comment mon cerveau refuse de reconnaître mes compétences depuis environ 40 ans.

    J’ai plusieurs anxiétés.

    Une belle brochette. Une collection complète, bien entretenue, avec options saisonnières.

    Mais celle qui revient toujours, fidèle comme une ex toxique qui n’a jamais accepté la rupture, c’est l’anxiété de performance.

    Celle-là ne me lâche jamais.

    Jamais.

    Même quand tout va bien.

    Surtout quand tout va bien.

    Objectivement, factuellement, mathématiquement :

    👉 j’ai toujours été bonne à l’école.

    Pas “chanceuse une fois”.

    Pas “passée de justesse”.

    Bonne.

    Constante.

    Fiable.

    Ça fait pratiquement 40 ans que je vais à l’école.

    QUARANTE.

    À ce stade-ci, il n’y a que trois options possibles :

    1. Je suis compétente
    2. Je suis la plus grande fraude académique de l’histoire moderne
    3. Je suis d’une innocence si pure qu’elle frôle le danger public 😂

    Mais mon cerveau, ce génie mal intentionné, refuse de considérer l’option 1.

    Dans sa tête, chaque session est LA session.

    Celle où tout va s’écrouler.

    Celle où on va enfin découvrir que j’ai bluffé pendant quatre décennies avec des phrases bien construites et un air confiant.

    Peu importe le travail remis.

    Peu importe l’effort.

    Peu importe mon historique irréprochable.

    Mon cerveau dit :

    « Oui mais… cette fois-ci… »

    Alors j’attends mes notes comme on attend un diagnostic grave.

    Je refresh le portail étudiant aux demi-heures.

    Parfois aux 20 minutes.

    Parfois sans raison, juste parce que mon doigt agit avant ma dignité.

    Je sais très bien que les notes ne seront pas là.

    Je le sais.

    Mais et si…

    Et pendant que j’attends, mon imagination part en freestyle.

    Des scénarios ULTRA trash :

    • J’ai complètement mal compris la consigne
    • Le prof a soupiré en lisant mon travail
    • Il l’a montré à ses collègues
    • Ils ont ri
    • Ils ont écrit mon nom sur une liste invisible intitulée “Elle se pensait bonne”

    La nuit, évidemment, mon cerveau ne dort pas.

    Pourquoi ferait-il ça?

    Il a une mission.

    Je rêve à mes résultats.

    Je rêve que j’échoue.

    Je rêve que je réussis, mais que ce n’est pas vraiment moi.

    Je me réveille en sueur.

    En sueur du mollet.

    Pas la sueur noble.

    La sueur confuse, inutile, qui ne soulage rien.

    Les gens normaux disent :

    « Ben voyons, t’es bonne. Relax. »

    RELAX???

    Tu veux que je RELAX pendant que mon cerveau organise un tribunal interne, avec accusations, pièces à conviction et peine maximale?

    Mon anxiété ne veut PAS que je sois zen.

    Elle veut que je doute.

    Que je revoie chaque phrase.

    Que je me rappelle chaque erreur depuis la première année.

    Elle ne me laisse jamais savourer le moment entre la remise et le résultat.

    Jamais.

    Ce moment-là est réservé à la panique pure.

    Et puis…

    Les notes sortent.

    Et comme À CHAQUE FOIS :

    je réussis.

    Pas juste passer.

    Souvent bien.

    Parfois très bien.

    Et à chaque fois, même rituel :

    • surprise sincère
    • confusion existentielle
    • léger malaise

    Je regarde la note comme si elle ne m’était pas destinée.

    Comme si quelqu’un allait arriver avec un clipboard pour dire :

    « Désolée, erreur système. Cette note-là était pour quelqu’un d’autre. »

    Et là, au lieu de me dire :

    “Je suis compétente.”

    Je me dis :

    “Ouin… mais c’était peut-être plus facile.”

    “Ouin… mais la prochaine fois…”

    TOUJOURS LA PROCHAINE FOIS.

    Ça fait DES ANNÉES que ça dure.

    DES DÉCENNIES.

    J’ai accumulé les preuves.

    Les réussites.

    Les validations.

    Mais mon cerveau refuse de mettre à jour le logiciel.

    Il fonctionne encore sur la version :

    “Doute permanent – édition limitée.”

    Je ne suis pas une débutante.

    Je ne suis pas mauvaise.

    Je ne suis pas chanceuse.

    Je suis une femme brillante avec une anxiété qui refuse de me laisser intégrer mes victoires sans crise de panique préalable.

    Alors oui.

    J’ai l’anxiété de performance.

    Elle me fait douter.

    Elle me fait refresh.

    Elle me fait suer du mollet.

    Mais malgré elle…

    je continue de réussir.

    Même en paniquant.

    Même en dramatisant.

    Même en ne croyant jamais complètement en moi.

    Et honnêtement?

    Si je réussis avec ce cerveau-là contre moi, imagine ce que je ferais s’il était de mon bord.

    Panique et Paillettes,

    toujours brillante,

    jamais zen,

    et dramatiquement compétente. 💅🖤✨

  • — Journal intime d’une femme gelée qui a clairement été oubliée par le système de chauffage humain

    Moi, j’ai pas “un peu froid”.

    J’ai le froid dans le sang.

    Ou plutôt… l’absence de sang.

    Mon corps fonctionne comme une vieille maison mal isolée : ça chauffe quelque part, mais jamais là où il faut. Le cœur? Correct. Le cerveau? Alimenté juste assez pour continuer à payer des comptes. Les pieds? Rayés de la carte. Déclarés morts. Enterrés sans cérémonie.

    Je suis gelée tout le temps.

    Pas “haha j’ai froid”.

    Non.

    Je grelotte comme si j’avais offensé un dieu thermique.

    Les gens qui disent :

    « Mets un chandail »

    devraient être légalement interdits de parler.

    C’est pas un problème de tissu, c’est un problème de conception humaine. J’ai des chandails. J’ai des manteaux. J’ai des couches dignes d’un oignon anxieux. À un moment donné, j’avais tellement de vêtements sur moi que je ressemblais à une tentative ratée d’hibernation.

    Et j’avais encore froid.

    Comme une conne.

    Comme si mon corps me haïssait personnellement.

    Le pire crime?

    Le lit.

    LE. TABAR🤬🤬🤬. DE. LIT.

    L’endroit supposé être chaud, intime, réconfortant. Moi, je m’y couche pleine d’espoir… et je me réveille gelée comme une femme abandonnée dans un frigo émotionnel.

    Je suis emmitouflée. J’ai des couvertures. J’ai des bas. J’ai même essayé le combo bas + couverture + rage silencieuse. Rien. Mes pieds restent froids, rigides, insultants. On dirait deux petits cadavres qui refusent de coopérer.

    À ce stade-là, je me demande sincèrement si le sang se rend encore jusque-là ou s’il a décidé de rester en haut “pour les organes qui comptent”.

    Et là…

    IL Y A EUX.

    Ceux qui disent :

    « Moi, j’ai chaud. »

    CHAUD???

    Dans quel osti de corps béni tu vis??

    Parce que clairement, on n’est pas de la même espèce.

    Ces gens-là enlèvent leurs bas pour dormir.

    ILS ENLÈVENT LEURS BAS.

    Comme si c’était une option normale, saine, accessible.

    Moi, enlever mes bas, c’est un acte suicidaire.

    L’hiver, pour moi, c’est pas une saison.

    C’est une agression physique prolongée.

    Le vent me traverse comme si j’étais faite en papier journal. Il s’infiltre partout, sans consentement. Mon corps n’oppose aucune résistance. Il accepte le froid avec une résignation pathétique, comme quelqu’un qui a déjà trop souffert pour se battre.

    Je ne sors pas dehors en hiver.

    Je me déploie avec haine.

    Mais même à l’intérieur.

    Même “au chaud”.

    Même tranquille…

    Je suis froide.

    Comme si mon corps se disait :

    « Ah, elle se repose? Cool. On coupe le chauffage. »

    Gestion interne digne d’un esti de conseil d’administration incompétent.

    Je ne cherche plus à être belle l’hiver.

    Je veux être en vie.

    Les manteaux cute? Non.

    Les bottes élégantes? Non.

    Je veux du laid, du gros, du doublé, du on dirait que je pars pour l’Antarctique même si je vais juste au dépanneur.

    Si c’est chaud mais que ça tue mon sex-appeal,

    je signe.

    Le sex-appeal, ça se reconstruit.

    Les orteils morts, moins.

    Et malgré tout…

    Il y a les paillettes.

    Des paillettes sales.

    Des paillettes de survie.

    Le plaisir presque sexuel d’ajouter UNE AUTRE couverture.

    La satisfaction malsaine de chialer sur le froid comme sur un ex toxique.

    La diablesse en moi qui refuse de s’excuser d’avoir froid EN TABARNAK.

    Je ne suis pas faible.

    Je suis thermiquement trahie.

    Je suis la femme qui grelotte pendant que les autres transpirent.

    Celle qui a toujours les pieds gelés.

    Celle dont le corps agit comme si le sang avait un couvre-feu.

    Et je le dis sans pudeur, sans filtre, sans culpabilité :

    👉 Si l’enfer existe, j’espère sincèrement qu’il est surchauffé, étouffant, sans thermostat, et impossible à aérer.

    Parce que j’ai déjà fait mon temps dans le froid

  • Journal d’une diablesse fonctionnelle qui déménage, étudie, travaille et refuse de s’excuser

    En ce moment, ma vie n’est pas chargée.

    Elle est hostile.

    Je travaille à temps plein pendant que je termine une session universitaire et que je déménage. Trois activités normalement réservées à des gens différents. Ou à quelqu’un qui a une équipe. Moi, j’ai un café froid et un regard vide.

    Je ne suis pas débordée.

    Je suis sur le bord de mordre.

    Mon appartement est un mélange entre un déménagement et une scène de crime émotionnelle. Des boîtes partout. Certaines contiennent des objets, d’autres des regrets. Il y a toujours une boîte qui bloque le passage, comme un rappel physique que la fluidité n’existe plus dans ma vie.

    Je ne cherche plus mes choses.

    Je les déclare disparues et j’avance.

    La fin de session me regarde droit dans les yeux.

    Je la regarde en retour, sans cligner.

    J’écris des travaux avec l’énergie d’une femme qui n’a plus rien à prouver. Des phrases solides, des références crédibles, et zéro amour. L’important, ce n’est pas la passion. C’est que ça passe.

    Je ne vise pas l’excellence.

    Je vise la délivrance.

    Au travail, je suis professionnelle.

    Ce qui veut dire que je cache très bien mon mépris pour les phrases comme “on est tous fatigués” ou “c’est juste une question d’organisation”.

    Je souris.

    Mais c’est un sourire qui a vu des choses.

    Quand on me demande comment ça va, je réponds :

    “Ça va bien.”

    Ce qui veut dire :

    “Je suis une femme de feu, mais j’ai signé un contrat.”

    Mentalement, c’est un bras de fer permanent.

    Mon anxiété veut le chaos.

    Moi, je lui ai mis une laisse.

    Je n’ai plus le luxe de m’effondrer. J’ai des échéances, des boîtes et une réputation à maintenir. Si je pleure, c’est stratégique. Rapide. Hydratant.

    Je n’ai plus de patience pour la culpabilité.

    Elle peut aller attendre dans le stationnement. Je fais ce que je peux, quand je peux, avec un niveau d’énergie qui frôle l’insulte.

    Je ne suis pas lente.

    Je suis en mode survie agressive.

    Les paillettes sont toujours là.

    Pas douces.

    Tranchantes.

    Un rouge à lèvres foncé comme mes intentions.

    Une playlist dramatique qui donne l’impression que chaque déplacement de boîte est une scène finale.

    Un café trop cher parce que la diablesse refuse les compromis.

    Ce n’est pas du self-care.

    C’est une offrande à mon démon intérieur pour qu’il coopère.

    Je sais que ça va passer.

    Mais pas sans bruit.

    Pas sans sarcasme.

    Pas sans laisser une légère odeur de soufre.

    Je ne suis pas calme.

    Je ne suis pas gentille.

    Je suis efficace.

    Et honnêtement?

    C’est largement suffisant.

  • Marketplace, c’est ce moment précis où tu réalises que l’humanité n’est pas perdue…

    elle est juste mal organisée, pas capable de lire, et chroniquement en retard.

    Tout commence avec une intention pure.

    Presque spirituelle.

    Un meuble en trop.

    Un déménagement.

    Une envie de renouveau.

    Tu te dis : « Je vais vendre ça. Ou le donner. Ça va être simple. »

    Spoiler : non.

    Tu prends les photos.

    Pas UNE photo.

    Non non.

    SIX.

    De face.

    De côté.

    De près.

    De loin.

    Avec une règle pour les mesures parce que t’as appris de tes erreurs passées.

    T’éclaires la pièce comme si tu tournais une pub d’Habitat 67.

    Tu nettoies.

    Tu déplaces.

    Tu caches le désordre existentiel hors champ.

    Ce meuble-là n’a jamais été aussi beau.

    Il n’a jamais été aussi prêt à quitter ta vie.

    Tu écris la description la plus claire que l’esprit humain peut produire :

    « Encore disponible. Pas de livraison. Argent comptant. Premier arrivé premier servi. »

    T’as littéralement écrit un mode d’emploi.

    Et pourtant…

    Le premier message arrive :

    — « Encore dispo ? »

    Là, déjà, quelque chose se fissure en toi.

    Mais tu réponds.

    Poliment.

    Parce que t’es civilisée.

    Parce que t’as encore foi en l’humanité pour environ 4 minutes.

    Puis ça enchaîne.

    — « C’est quoi le dernier prix ? »

    Le dernier prix, c’est celui que j’ai écrit.

    Y’a pas de promo éclair.

    Y’a pas de rabais émotionnel.

    C’est un meuble, pas une liquidation de fin du monde.

    — « Tu peux livrer ? »

    Non.

    J’ai pas de camion.

    J’ai pas de dos.

    J’ai pas signé pour être un service de déménagement communautaire.

    — « J’habite loin. »

    Moi aussi, loin de la patience.

    Quand tu DONNES un meuble, là c’est l’apocalypse version gratuite.

    Gratuit, ça déclenche une transformation inquiétante chez les gens.

    Ils passent de « intéressé » à « client-roi halluciné ».

    — « Est-ce qu’il est en parfait état ? »

    Non.

    Il est gratuit état.

    — « Est-ce que tu peux le réserver jusqu’à la semaine prochaine ? »

    Non.

    C’est pas un Airbnb.

    — « Est-ce que tu peux le démonter et le descendre ? »

    Bien sûr.

    Veux-tu que je te le monte chez vous et que je te félicite d’être venu ?

    Les rendez-vous sont un chapitre à part.

    Un roman.

    Un thriller psychologique.

    — « J’arrive à 18h tapant. »

    18h00 : toi prête.

    18h10 : tu regardes dehors.

    18h20 : tu refresh les messages.

    18h30 : message vu.

    18h45 : rien.

    19h00 : t’es officiellement une figurante dans ta propre vie.

    Ils disparaissent.

    Sans explication.

    Sans honte.

    Sans séquelle apparente.

    Pendant ce temps-là, ton salon devient un cimetière de meubles non désirés.

    Tu passes devant et tu murmures :

    « Je t’ai aimé. Mais là tu me fais du mal. »

    Et Gustave.

    Toujours là.

    Témoin muet de ta déchéance.

    Il te regarde répondre trop gentiment à un message absurde.

    Il te regarde baisser le prix.

    Encore.

    Puis encore.

    Son regard dit :

    « Moi, j’aurais mordu quelqu’un depuis longtemps. »

    À un moment donné, tu craques.

    Tu veux juste que ÇA PARTE.

    Tu serais prête à l’échanger contre une plante morte ou une promesse vague.

    Puis… MIRACLE.

    Un vrai humain.

    Fonctionnel.

    À l’heure.

    Avec un char.

    Avec des bras.

    Qui dit : « Merci. »

    Tu veux presque le serrer dans tes bras.

    Tu te retiens.

    Mais intérieurement, t’es émotive.

    Le meuble part.

    La porte se ferme.

    Tu restes là.

    Silencieuse.

    Vidée.

    Transformée.

    Conclusion :

    Marketplace, c’est pas de la vente.

    C’est une leçon brutale sur la condition humaine.

    Tu y perds un meuble,

    quelques neurones,

    et un petit bout de ton âme brillante.

    Mais tu gagnes une certitude :

    la prochaine fois…

    tu mets ça sur le bord du chemin.

    Avec une pancarte.

    Et tu vas prendre un verre.

    Panique et Paillettes ✨🖤

    Toujours debout.

    Un peu plus cynique.

  • **Panique et Paillettes — Message à moi-même

    Chère moi,

    Pour la prochaine année, je me souhaite du doux,

    mais surtout, je me souhaite de le laisser entrer.

    Parce que je suis bonne pour le désirer,

    mais encore meilleure pour m’en méfier.

    Je me souhaite des fous rires pour décompresser la panique,

    pour rappeler à mon système nerveux qu’il existe autre chose que l’alerte rouge.

    Rire, même quand tout n’est pas réglé.

    Rire, même quand j’ai peur.

    Je me souhaite de la résilience, version vraie.

    Celle qui ne nie pas la fatigue.

    Celle qui reconnaît qu’être encore debout, c’est déjà un exploit certains jours.

    Celle qui n’a plus besoin de prouver sa force en se durcissant.

    Je me souhaite de l’ouverture,

    pas naïve,

    mais confiante juste assez pour ne pas repousser ce qui fait du bien.

    Je me souhaite de la tolérance pour

    pour mes mécanismes de défense,

    pour mes peurs anciennes qui parlent encore trop fort.

    Je me souhaite de ne plus me punir d’avoir besoin des autres.

    Je reconnais l’amour qui m’est donné.

    Je le reconnais dans les gestes simples.

    Dans la constance.

    Dans la présence qui ne fait pas de bruit mais qui ne s’efface pas.

    Je le reconnais sans l’exposer, sans le questionner, sans le minimiser.

    Je reconnais aussi que cet amour me stabilise.

    Qu’il m’aide à respirer quand je pars trop loin dans ma tête.

    Qu’il n’est pas là pour me sauver,

    mais pour marcher à côté de moi pendant que je fais le travail.

    Je me souhaite d’arrêter de croire que recevoir me rend faible.

    De comprendre que s’appuyer, parfois, c’est aussi une forme de courage.

    Cette année, je ne me souhaite pas de devenir quelqu’un d’autre.

    Je me souhaite de rester moi,

    mais moins en guerre contre ce qui me fait du bien.

    44 ans.

    Encore anxieuse.

    Encore lucide.

    Mais plus consciente de l’amour qui m’entoure.

    Bonne fête à moi.

    Je reconnais l’amour qui m’est donné.

    Et cette fois…

    je le garde ✨🖤

  • 2025, c’est l’année où j’ai appris que la vie n’en a absolument rien à foutre de ton agenda, de tes plans, ni de ton illusion de stabilité mentale.

    Rien.

    Zéro.

    Nada.

    Ça commence doucement, comme toutes les esties de mauvaises années.

    Un petit malaise.

    Une fatigue qui colle.

    Un cerveau qui grince.

    Pis toi, fidèle au poste :

    « Bah, ça va passer. »

    NON.

    Ça ne passe pas.

    Ça s’accumule.

    Pis un matin, ton corps te crisse un arrêt de travail dans la face comme un avis d’expulsion émotionnelle.

    Arrêt.

    Net.

    Sans vote.

    Sans appel.

    Moi, l’anxieuse fonctionnelle, performante, qui tenait tout avec du tape et de la mauvaise volonté ?

    Disqualifiée.

    Merci, bonsoir.

    Après ça, évidemment, changement de médication.

    La période où tu ne sais plus si tu es toi-même, une version discount de toi-même, ou une entité flottante sans émotion stable.

    Tu pleures.

    Tu ris.

    Tu t’en câlisses.

    Tu paniques.

    Parfois tout dans la même heure.

    Tu passes ton temps à analyser si ce que tu ressens est réel ou chimique.

    Spoiler : tu ne sauras jamais.

    Bienvenue dans le club.

    Et comme si ce n’était pas assez, BOOM 💥

    Opération, Ernie mon fils adoptif…

    Parce que tant qu’à être vulnérable, aussi bien être couchée à moitié nue sous des lumières trop blanches, entourée de gens qui te voient littéralement de l’intérieur.

    La dignité?

    Laisse ça dans le bac avec tes vêtements.

    C’est là que tu réalises que t’es forte, oui… mais ça se passe très ordinairement.

    J’ai mal et je suis surtout épuisée.

    Arrive l’été.

    L’été calissement surestimé. Mon quotidien au CLSC !!!

    L’été des autres.

    Celui où tout le monde a l’air heureux pendant que toi tu comptes tes bonnes journées comme des coupons rabais.

    Moi, j’ai passé l’été sur le cul.

    Pas relax.

    Pas cute.

    Sur le cul genre :

    — si je fais une affaire aujourd’hui, je paye demain

    — si je souris trop, je crash

    — si je parle de comment je vais vraiment, ça devient lourd

    Faque tu fermes ta gueule.

    Tu t’adaptes.

    Encore.

    2025, c’est l’année où j’ai appris que l’adaptation, c’est violent.

    C’est un deuil constant.

    De ce que tu étais.

    De ce que tu pensais être.

    De ce que tu pensais pouvoir encaisser.

    C’est arrêter de te reconnaître dans le miroir.

    C’est te sentir inutile, lente, fragile…

    pis te haïr un peu pour ça.

    Mais attends.

    Parce que c’est là que l’année a décidé de faire sa crisse de twist.

    Au milieu du bordel, il y a eu du familial.

    Pas annoncé.

    Pas planifié.

    Pas accompagné d’un discours émouvant.

    Juste… là.

    Des présences qui ne posaient pas trop de questions.

    Des gestes qui disaient je suis là sans faire de bruit.

    Un soutien imparfait, mais réel.

    Le genre qui te surprend parce que tu ne l’attendais plus.

    Pis ça, honnêtement…

    ça m’a déstabilisée plus que le reste.

    Parce que quand tu es habituée à tout gérer toute seule,

    recevoir sans te battre,

    sans expliquer,

    sans te justifier…

    ça fesse.

    2025 m’a appris que je ne contrôle rien.

    Que mon corps a toujours le dernier mot.

    Que l’anxiété est une bitch créative.

    Mais aussi que, parfois, la vie te donne un break quand tu ne regardes plus.

    Cette année m’a décrissée.

    Mais elle m’a aussi clarifiée.

    Je tolère moins.

    Je fais moins semblant.

    Je m’excuse moins d’exister comme je suis.

    Panique et Paillettes, version 2025, ce n’est pas des feux d’artifice.

    C’est des cicatrices, de la fatigue, de l’humour noir pour survivre…

    pis des petites paillettes inattendues qui brillent juste assez pour pas lâcher.

    Ce n’était pas une belle année.

    Mais c’était une vraie.

    Pis calvaire…

    je suis encore debout.